Une opération d’envergure vient d’être menée par le Crédit Agricole.
Une acquisition de 740 hectares dans la forêt de la Grande Charnie
D’après Le Figaro, le Crédit Agricole Maine Anjou a acheté, le jeudi 11 juin dernier, une parcelle de 740 hectares au sein de la forêt de la Grande Charnie, un massif situé entre la Sarthe et la Mayenne.
Pour donner un ordre d’idée, le quotidien national rapproche cette surface de plus d’un millier de terrains de football, ou encore de 90 fois le parc Monceau à Paris. Autre comparaison : cela équivaut à un peu plus de deux Central Park, à New York.
Un domaine majoritairement composé de chênes
De son côté, Le Maine Libre précise que cette forêt est constituée à plus de 80 % de chênes et que le site est réputé pour sa qualité sylvicole. Depuis 35 ans, il bénéficierait d’une gestion durable assurée par un cabinet basé à Laval. « Le modèle repose sur un couvert forestier continu, sans coupe rase, avec des prélèvements limités à ce que la forêt est capable de produire naturellement », détaille le journal régional.
Pourquoi les banques parient-elles sur les forêts ?
Nos confrères rapportent également les propos de Jérôme Dolbeau, président du Crédit Agricole Anjou Maine : « Nous souhaitons préserver et transmettre un patrimoine vivant, utile à l’économie locale comme à l’environnement. »
Toujours selon Le Figaro, cette opération doit permettre à la banque française de détenir un actif pérenne et d’approfondir son savoir-faire dans la filière bois, tout en accompagnant un projet tourné vers la protection de la biodiversité.
Il faut aussi souligner que le Crédit Agricole n’est pas le seul établissement bancaire français à miser sur ce type d’actif. En 2023, le Crédit Mutuel avait ainsi acquis un domaine forestier de 4 602 hectares dans la forêt de Dambach. Reste à savoir si d’autres banques tricolores feront le même choix.
L’investissement forestier séduit de plus en plus en France
Enfin, en France, la forêt attire de nombreux particuliers en quête de diversification patrimoniale, avec l’idée d’une valorisation sur le long terme. Revenus liés au bois, dispositifs fiscaux et intérêt environnemental contribuent à renforcer l’attrait de ce placement, qui n’en demeure pas moins exposé à un risque de perte en capital.
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