Les canicules frappent souvent les mêmes régions bien connues : l’intérieur aride de l’Amérique du Nord, un été méditerranéen brûlant, des zones agricoles où les sols s’assèchent au moment même où la chaleur atteint son maximum. Quand la terre manque d’eau, elle transforme plus facilement le rayonnement solaire en chaleur : ce sont donc ces endroits qui « cuisent » le plus.
Cette carte des lieux où l’état des sols aggrave les extrêmes de chaleur semblait immuable. Pourtant, une nouvelle étude fondée sur des modèles climatiques indique qu’un réchauffement marqué pourrait la remodeler : le danger se déplacerait en partie hors de certains points chauds actuels, tout en faisant émerger de nouvelles zones à risque beaucoup plus au nord.
Ce que fait un sol sec
Quand le sol s’assèche, il cesse de « transpirer ». En temps normal, les plantes et la surface terrestre relâchent de l’eau vers l’atmosphère, et cette évaporation emporte de la chaleur - exactement comme la sueur refroidit la peau. Si l’humidité disparaît, ce mécanisme de refroidissement s’interrompt.
Faute de débouché, l’énergie solaire se convertit davantage en chaleur au lieu de servir à hisser de la vapeur d’eau dans le ciel. Le sol se surchauffe, l’air au-dessus se réchauffe plus vite, et une journée déjà chaude peut basculer vers une situation dangereuse.
Les scientifiques appellent
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