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Le Ministère public classe l’enquête sur l’abattage de cerfs, daims et sangliers à Torre Bela (Azambuja)

Maillet de juge posé sur un livre épais avec des documents et des cartouches sur une table en bois devant une fenêtre ouverte

Plus de cinq ans après l’abattage de centaines de cerfs, de daims et de sangliers sur le domaine de Torre Bela, à Azambuja, le Ministère public (MP) a classé l’enquête. Le parquet estime ne pas avoir réuni suffisamment d’indices d’un crime contre la nature et n’est pas parvenu à identifier les auteurs.

Selon Público, le réquisitoire retient que les personnes impliquées se sont retranchées derrière un « code du silence », ce qui a compliqué le travail d’enquête. L’un des principaux arguments du procureur est que les animaux tués n’appartenaient pas à des espèces protégées et qu’il n’a pas été éliminé un nombre « significatif » d’individus - une notion qui, relève le texte, n’est pas définie par la loi.

Données avancées par le parquet sur les animaux abattus

Le magistrat évalue à 416 le nombre d’animaux abattus, même si, au moment des faits, certaines informations évoquaient plutôt environ 540. Il est également indiqué que 100 à 120 animaux auraient survécu, soit à peu près 25 % du cheptel présent.

Le MP admet qu’il s’agit d’« un nombre impactant d’animaux », mais considère que la faible importance écologique de ces espèces, l’absence de menace pour leur survie et leur présence dans d’autres régions du pays écartent la qualification pénale examinée.

L’organisateur de la battue à Torre Bela n’a pas été entendu

D’après le quotidien, l’enquête n’a jamais réussi à entendre l’un des principaux organisateurs de la battue, l’entrepreneur espagnol Mariano Morales.

Le réquisitoire ajoute que l’ensemble des intervenants a contribué à ce qui s’est produit et s’est protégé mutuellement au moyen d’un « voile diaphane de mensonges et de dissimulations intéressées ».

Photos, indignation publique, puis sanction administrative

L’affaire a éclaté au grand jour en décembre 2020, après la diffusion de photographies montrant des chasseurs posant près des carcasses, des images qui ont suscité une vive indignation.

Malgré ce classement, l’Institut de la conservation de la nature et des forêts a infligé une amende de 3 000 euros à la propriétaire du domaine. Le document souligne enfin que la procédure a mis en évidence des faiblesses dans le contrôle et dans la législation de la chasse au Portugal, et plaide pour des changements afin d’éviter que des situations similaires ne se reproduisent.

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